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Archives pour la catégorie ‘Bonnes pratiques’

Les Business Angels : le livre


Ca y est : je sors un livre sur le sujet. 224 pages, 24 euros, chez Pearson. Vendredi 29 avril en librairies !

Depuis plusieurs années, nous sommes de nombreux Business Angels à constater le besoin de répondre aux questions essentielles de ceux qui veulent se lancer dans cette activité, et des entrepreneus qui veulent comprendre comment fonctionne le système. Je me suis donc attelé à la tâche avec Nicolas Fritz (ex DG de France Angels durant 5 ans) pour produire enfin un ouvrage sur le sujet.

le livre se veut être un « guide de bonnes pratiques »:
- pour ceux qui veulent devenir Business Angels : comment choisir les entreprises, comment se comporter ?
- pour les entrepreneurs qui cherchent des financements : à qui s’adresser et comment ?
- pour les 2 : comment travailler ensemble, rédiger un pacte d’actionnaire, quelle valorisation retenir ?
 
En effet, si la majorité des Business Angels partagent une même vision de la pratique, ils sont habituellement démunis lorsqu’ils débutent. Difficile d’analyser un dossier d’entreprise, ou de contrôler la vision donnée par les entrepreneur lorsqu’il s’agit d’investir pour la première fois, ou de déterminer la valeur des actions alors que l’entreprise démarre à peine, de rédiger un pacte d’actionnaires lorsque aucune des deux parties n’en a l’habitude.

De leur côté, les entrepreneurs connaissent souvent mal les acteurs du financement. Ils ne savent pas forcément comment s’adresser à des Business Angels, comment leur formuler une demande, ni même combien leur demander ou quelle part de capital leur proposer. 

Ce livre a pour objet d’aider les Business Angels et les entrepreneurs à fonder leur collaboration sur de bonnes pratiques observées en France depuis dix ans;
d’aider les Business Angels durant les phases d’investissement dans l’entreprise, et les entrepreneurs à décrypter le fonctionnement de ceux-ci, et ce qu’ils peuvent en attendre.

Contact presse Pearson : Peggy Renoult – presse.france@pearson.com – Tel : 01 72 74 90 63

Combien demander aux Business Angels pour financer sa start-up ?

 Organiser une première levée de fonds (appelée fonds d’amorçage, ou seed capital) est une étape complexe.
La première règle est de bien mesurer son besoin financier pour lancer l’entreprise. Vous allez devoir arbitrer entre :
- demander le plus possible, mais vous perdrez une partie importante de votre capital. (on appelle cela être dilué)
- demander moins, et conserver le plus possible sa propriété, mais avoir moins de moyen de développement

Evidemment, votre véritable besoin doit être quantifié en fonction de votre plan de trésorerie. les fonds dont vous avez besoin correspondent à votre besoin sur la période de référence (6 mois à 2 ans, temps  qui vous semble nécessaire à votre première phase de développement).

Ne négligez cependant pas les aides, subventions, ou autres prêts d’honneurs qui peuvent compléter votre besoin en fonds propres …

Un chiffre : il est assez facile de financer auprès des Business Angels en France aujourd’hui des projets qui ont besoin de 50 à 300 KE. Au delà (300 à 500 KE), les business angels sont à la fois moins nombreux et différents, par exemple des family offices (regroupements familiaux).

Enfin, si vous cherchez plus d’ 1 ME, rares sont les business angels qui vous suivront : il faudra vous adresser aux fonds…

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Comment présenter mon projet à des Business Angels ?

Pour présenter votre projet, vous devez accepter quelques règles académiques. Tout comme les recruteurs recoivent des CV, les Business Angels recoivent des projets… et le temps accordé à chacun n’est pas toujours tellement supérieur.
Il vous faut donc « accrocher » l’attention du lecteur avec un résumé concis de 2 ou 3 pages word (ou executive summary) qui reprend les grandes lignes du projet détaillé dans un document d’ensemble très complet qui lui dépasse souvent les 50 pages (ou business plan).
Enfin, si vous êtes reçu pour une présentation, vous devez avoir préparé (et répété) un document de 10 slides (power point en général) que vous saurez présenter en 15mn.

Les sujets sont toujours les mêmes :
- l’idée : le concept, le produit, ce que vous apportez de plus que ce qui se fait déjà
- le marché : il n’est pas nécessaire d’expliquer que les français achètent maintenant sur le web, ça on on commence à le savoir. en revanche, démontrer qu’il y a un marché pour votre entreprise est nécessaire
- l’équipe : une entreprise est d’abord une affaire de personnes, et une équipe est plus qu’une somme d’individus : vous devez convaincre des compétences, de la solidité, mais aussi des liens entre eux.
- la structure juridique et financière : SA, SARL, SAS, brevets, dépôts de marques éventuels, répartition des parts entre actionnaires
- une projection financière : compte de résultat (combien vous allez gagner) et plan de trésorerie (ce qu’il vous faut pour financer le développement)
- une proposition que vous faîtes à vos interlocuteurs : j’ai besoin de 100 KE, pour financer tel et tel point (mon développement commercial…), et je vous propose X% du capital de l’entreprise en échange

j’en oublie probablement, mais vous avez déjà du boulot, là, non ?

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Au secours : les idées à 3 millions d’euros reviennent…

Les entrepreneurs qui ont connu l’avantlabulle puis pendantlabulle, enfin aprèslabulle peuvent se réjouir : les investisseurs sont de retour après avoir tourné le dos aux jeunes entreprises.  Il est vrai que la bourse inquiète, et que l’immobilier semble arriver à son plus haut, aussi les capitaux reviennent sur les projets innovants, dans les nouvelles technologies, bien sûr, mais aussi les services ou l’industrie. Seulement voilà : le niveau des dossiers qui circulent ressemble souvent davantage à ceux de pendantlabulle que celui auquel nous aspirons en tant que Business Angel.   

Parmi les défauts majeurs qui reviennent, citons :
- les équipes incomplètes : un porteur de projet à 100% + 2 copains qui eux ne veulent pas se lancer mais qui aident le soir et le week-end ne constituent pas une équipe.
- les projets qui ne connaissent pas leur marché (concurrence, prix, positionnement)
- les entrepreneurs trop prudents : ayant peur de se faire piquer l’idée, ils ne vous disent pas tout, pas plus qu’à aucun expert ou client potentiel. bilan, il n’y a aucun contact commercial initié. or le risque commercial est aujourd’hui l’un des plus dur à couvrir en tant qu’investisseur.
- les projets qui valent déjà des fortunes alors que rien ne le justifie

Alors créateurs je vous conseille d’acheter un classique de stratégie de création d’entreprise(par exemple Robert Papin) pour ne rien oublier avant de vous lancer et connaître les codes : business plan, étude de marché, plan de trésorerie…) et de constituer une équipe solide, car il est difficile de perdre du monde en route, souvent plus encore d’être seul.

A défaut, les busines angels risquent fort de se fatiguer de vos projets

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combien vaut mon entreprise ?

 Vous avez tous lu que tel projet avait obtenu une valorisation de plusieurs millions sur simple présentation d’un Business Plan. Eh bien c’est probablement vrai.

Mais ne vous attendez pas à vivre la même histoire, à moins d’avoir déjà fait 3 méga-succès. Alors comment trouver des fonds sans vendre tout son capital ?

Partons du principe que :
- une idée ne vaut rien
- un projet ne vaut pas grand chose
- une équipe autour d’un projet commence à valoir quelque chose
- une équipe ayant un projet, un début de « preuve de concept » , et une organisation opérationnelle a des chances de valoriser convenablement son entreprise

Ajoutez à cela que :
- la forme compte presque autant que le fond (il faut formaliser, communiquer en utilisant les codes de vos interlocuteurs)
- il faut vendre et faire rêver : raconter une belle histoire. vendre un rouge à lèvres, c’est vendre la beauté …

Bon, mais ça fait combien ?
Voici déjà quelques pistes :
- l’espérance de gain pour les prochaines années : on additionne les résultats des prochaines années, en pondérant à la baisse, à mesure que les années passent
- les cessions récentes de votre secteur : si votre premier concurrent vient de se vendre 228 fois ses résultats ou 42 fois son CA, vous avez un point de repère …
- enfin, pour une reprise d’entreprise, il peut y avoir des actifs « cachés » : des terrains dans une société de BTP, ou un patrimoine immobilier qui pèse les deux tiers de la valorisation (voyez le Printemps …) 

Ne vous inquiétez pas, un livre sur les bonnes pratiques, qui contient un chapitre entier sur le sujet, est à paraître bientôt, je vous en ferai part.

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